Quelques heures après l’entretien, vous vous souvenez encore précisément des phrases utilisées, des dates citées et des documents évoqués. Deux semaines plus tard, beaucoup de détails se mélangent. Un compte rendu rédigé immédiatement est donc utile, même s’il n’a pas été signé par l’employeur.
Commencez par les faits, pas par votre commentaire
- date, heure et lieu ;
- identité des personnes présentes ;
- heure de début et de fin ;
- griefs exposés ;
- dates et documents précis cités par l’employeur ;
- vos principales réponses ;
- questions laissées sans réponse ;
- documents qui vous ont été montrés ou décrits.
Vous pourrez ajouter ensuite vos observations personnelles dans une partie séparée. Cette distinction rend le document beaucoup plus exploitable.
Si vous êtes accompagné, comparez vos notes
Un conseiller du salarié ou un collègue peut avoir entendu une formulation que vous avez oubliée parce que vous étiez concentré sur votre réponse. Demandez-lui son propre compte rendu plutôt que de lui faire signer automatiquement le vôtre.
La jurisprudence accepte qu’un juge examine l’attestation du conseiller du salarié ayant assisté à l’entretien et en apprécie la valeur. Consultez notre page conseiller du salarié pour préparer cette assistance.
Le compte rendu peut devenir important quand la lettre arrive
Comparez les griefs évoqués pendant l’entretien avec ceux figurant dans la lettre de licenciement. La lettre reste déterminante pour connaître les motifs de la rupture, mais vos notes permettent de comprendre comment le dossier a évolué entre l’entretien et la décision.
Lorsque la lettre arrive, utilisez également notre page lettre de licenciement : que faire pour contester ?.
N’essayez pas de fabriquer une preuve après coup
Un document rédigé plusieurs mois après les faits et présenté comme contemporain perd en crédibilité. Datez réellement votre note, conservez le fichier d’origine et évitez les formulations théâtrales. Un compte rendu sobre est plus utile qu’un récit qui cherche à démontrer à chaque ligne que l’employeur avait tort.
Le Cabinet Ngawa peut relire votre compte rendu avec la convocation et, plus tard, la lettre de licenciement afin d’identifier les contradictions, les griefs apparus tardivement et les éléments à rechercher avant un éventuel contentieux.
