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Avocat Licenciement Abusif et Rupture Conventionnelle

Ngawa Sylvanie, Avocat en Droit du travail à Paris, défense des salariés.

Droit du travail caissière : Licenciement Carrefour Auchan Leclerc, faute grave et prud’hommes

Maître Sylvanie Ngawa, avocate en droit du travail à Paris - licenciement Carrefour

Avocat en droit du travail à Paris, Maître Sylvanie Ngawa accompagne les salariés du commerce et de la grande distribution confrontés à un licenciement Carrefour Leclerc Auchan … notamment lorsqu’une caissière est accusée d’erreur de caisse, d’encaissements incorrects, d’écarts de caisse ou d’une prétendue faute grave. La pression et les procédures internes des supermarchés peuvent conduire à des décisions injustes.

Le Cabinet Ngawa vous aide à contester un licenciement abusif, à faire reconnaître un harcèlement moral lorsque le contexte le justifie, et à obtenir le paiement des indemnités et dommages et intérêts prévus par le droit du travail, sans oublier les rappels de salaire (heures supplémentaires, primes, mise à pied conservatoire, etc.).

Sommaire

  • Licenciement Carrefour : pourquoi les caissières contestent
  • Droit du travail caissière : horaires, pauses, objectifs, heures supplémentaires
  • Erreur de caisse, écarts, encaissements : ce que l’employeur doit prouver
  • Faute grave en grande distribution : attention aux qualifications abusives
  • Procédure disciplinaire et mise à pied : points de vigilance
  • Preuves, vidéosurveillance, caisse partagée : les détails qui changent tout
  • Harcèlement moral et pression en caisse : quand le contexte compte
  • Prud’hommes : stratégie, demandes, indemnités possibles
  • Exemple de jugement prud’homal (grande distribution) : résumé + décision intégrale
  • Zone d’intervention
  • FAQ

Licenciement Carrefour Leclerc Auchan: pourquoi les caissières contestent

Un licenciement Carrefour Leclerc ou Auchan visant une caissière intervient souvent après un incident présenté comme “évident” (écart de caisse, client mécontent, perte de confiance, non-respect d’une procédure, attitude jugée inadaptée) alors que, dans les faits, la situation est plus nuancée : caisse utilisée par plusieurs personnes, consignes contradictoires, formation insuffisante, sous-effectif, matériel de caisse capricieux, objectifs irréalistes, fatigue liée aux amplitudes horaires, ou encore pression hiérarchique.

En droit du travail, un licenciement doit reposer sur des faits réels, prouvés et proportionnés ; une impression, une rumeur, une “perte de confiance” non étayée, ou un dossier “monté” à partir de contrôles incomplets ne suffisent pas.

Les mêmes mécanismes se retrouvent dans des dossiers de caissières licenciées lorsque l’enseigne change car les méthodes se ressemblent, et c’est précisément pour cela qu’une analyse factuelle, chronologique et documentée est indispensable.

Droit du travail caissière : horaires, pauses, objectifs, heures supplémentaires

licenciement carrefourLe droit du travail caissière ne se limite pas à la caisse : il couvre aussi l’organisation du temps de travail (planning, repos, fermetures, ouvertures, travail du dimanche selon les règles applicables), le respect des pauses, la prévention des risques (troubles musculo-squelettiques, fatigue, stress), la charge de travail réelle, et la conformité des instructions managériales.

Dans la grande distribution, les litiges concernent fréquemment : pauses écourtées ou “impossibles”, journées qui débordent à cause de la file client, heures supplémentaires imposées puis contestées, polyvalence forcée (caisse + mise en rayon + accueil + drive), objectifs de rendement irréalistes, pression sur les scans, contrôles répétés, remarques humiliantes, ou sanctions “en cascade” (avertissements rapprochés, mise à pied, puis licenciement).

Ces éléments ne sont pas accessoires : ils peuvent expliquer un incident, démontrer une disproportion de sanction, ou établir un contexte de dégradation des conditions de travail, utile dans la contestation.

Erreur de caisse, écarts, encaissements : ce que l’employeur doit prouver

Une erreur de caisse ou des encaissements incorrects ne justifient pas automatiquement un licenciement, encore moins une faute grave ; l’employeur doit apporter des preuves cohérentes et complètes, et respecter ses propres procédures.

  • Réalité de l’écart : tickets Z, journaux de caisse, relevés, rapprochements, anomalies datées, et explications sur la méthode de calcul.
  • Traçabilité : identifiant de caisse, badge, accès, périodes d’ouverture, changements de poste, et absence d’ambiguïté sur “qui encaisse”.
  • Procédures internes : double comptage, contrôle contradictoire, sécurisation des fonds, consignation, délais entre l’incident et le contrôle.
  • Responsabilité personnelle : caisse partagée, remplacements, interruptions, assistance d’un manager, formation reçue, consignes écrites.
  • Proportionnalité : avertissement ou sanction intermédiaire possible, antécédents disciplinaires, gravité réelle, intentionnalité ou simple maladresse.

Dans de nombreux dossiers, l’écart s’explique par des causes multiples : matériel défaillant, formation trop rapide, procédures floues, sous-effectif, consignes contradictoires, pression à “aller vite”, caisse manipulée par plusieurs personnes, contrôle tardif, ou encore erreurs de rendu de monnaie en période de forte affluence.

Faute grave en grande distribution : attention aux qualifications abusives

La faute grave suppose des faits rendant impossible le maintien du salarié dans l’entreprise, même temporairement ; dans la grande distribution, cette qualification est parfois utilisée trop vite pour éviter le préavis et certaines indemnités, alors que les preuves sont discutables ou que l’incident relève d’un dysfonctionnement d’organisation.

Lorsque la faute grave n’est pas caractérisée (faits insuffisants, preuves fragiles, sanction disproportionnée, contexte de pression, défaut de formation, procédures internes non respectées), le licenciement peut être jugé sans cause réelle et sérieuse et ouvrir droit à des indemnités.

Procédure disciplinaire et mise à pied : points de vigilance

La procédure compte autant que le fond : convocation, entretien préalable, accès aux griefs, respect des délais, et cohérence de la lettre de licenciement (qui fixe les limites du litige) ; une mise à pied conservatoire ne doit pas servir de “punition immédiate” sans base solide, et le dossier doit être examiné au regard de la réalité des faits et des pièces disponibles.

Le Cabinet Ngawa vérifie notamment : la chronologie exacte, la précision des griefs, la qualité des preuves, l’existence de témoins, la conformité des contrôles internes, et les éventuelles irrégularités (contrôles non contradictoires, accusations vagues, vidéos exploitées sans cadre, etc.).

Preuves, vidéosurveillance, caisse partagée : les détails qui changent tout

Dans un dossier de caissière (Carrefour, Auchan, Leclerc ou autre), les points suivants sont souvent déterminants : caisse partagée (ou non), identifiant personnel réellement utilisé, coupures de service, assistances en caisse, accès à la caisse pendant les pauses, interventions d’un manager, et cohérence entre vidéos, journaux de caisse et plannings.

La vidéosurveillance, lorsqu’elle est invoquée, doit s’articuler avec des éléments objectifs (journaux de caisse, tickets, rapports) et être replacée dans son contexte ; une image sortie de son environnement ne prouve pas nécessairement une faute, encore moins une intention.

Harcèlement moral et pression en caisse : quand le contexte compte

Le licenciement d’une caissière s’inscrit parfois dans un climat dégradé : remarques humiliantes, contrôles excessifs, objectifs irréalistes, menaces, isolement, sanctions répétées, accusations injustifiées, ou mise à l’écart progressive ; selon les cas, ces faits peuvent relever du harcèlement moral, d’une discrimination, ou d’un manquement de l’employeur à son obligation de sécurité.

Lorsque la situation impacte la santé, il est utile d’en parler à la médecine du travail et de conserver les éléments objectifs (certificats, échanges, attestations, plannings, faits datés) afin d’étayer le dossier.

Prud’hommes : stratégie, demandes, indemnités possibles

Maître Sylvanie Ngawa intervient pour saisir le Conseil de prud’hommes et demander, selon la situation : indemnités de rupture (préavis, congés payés, indemnité légale ou conventionnelle), dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappel de salaires (mise à pied, heures supplémentaires, primes), et réparations complémentaires en cas de harcèlement moral ou de manquement grave de l’employeur.

Lors du premier rendez-vous, les pièces utiles sont souvent : plannings, pointages, courriels, attestations, avertissements, procédures internes de caisse, journaux de caisse, éléments sur la caisse partagée, comptes rendus d’entretien, échanges avec la hiérarchie, certificats médicaux, et tout document permettant de reconstruire une chronologie solide.

Le cabinet reçoit au 50 rue de Miromesnil, 75008 Paris.

Exemple de jugement prud’homal (grande distribution) : résumé + décision intégrale

Résumé  : dans cette affaire jugée par le Conseil de prud’hommes d’Argenteuil (audience du 24 juin 2014), une salariée de la grande distribution, initialement assistante de caisse puis récemment promue sur des fonctions d’encadrement, avait été licenciée pour faute grave après une mutation et une intégration très rapide ; l’employeur invoquait principalement un comportement managérial inadapté, des plaintes, des difficultés d’organisation (inventaire, horaires) et un incident avec une cliente ; le Conseil a relevé l’insuffisance du programme de formation pour une prise de poste de management, l’absence d’accompagnement réel et le défaut de recadrage effectif par l’employeur, puis a jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse et annulé la mise à pied conservatoire, en condamnant l’employeur à verser notamment 14 088 € au titre de l’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que le préavis, les congés payés, l’indemnité légale de licenciement, le rappel de salaire de mise à pied et une somme au titre de l’article 700.

PRUD’HOMMES ARGENTEUIL LICENCIEMENT MAGASIN GRANDE SURFACElicenciement carrefour; avocat licenciement carrefour
Voir la décision intégrale (anonymisée)
CONSEIL DE PRUD'HOMMES
D'ARGENTEUIL
9, rue des Celtes
-
95100 ARGENTEUIL
RGN° F13/00439
SECTION Encadrement
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
JUGEMENT
Audience du: Mardi 24 Juin 2014
a été mis à disposition par Monsieur Hervé GEROLAIv11, Président de la formation assisté de Madame Céline PEIGNE, Greffier
AFFAIRE le jugement
Madame CAISSIERE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa)
contre
SAS "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" HYPERMARCHES ENTRE
Madame CAISSIERE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa)
95 rue du supermarché
MINUTE N° 0000 GARGES LES GONESSE
Représentée par Me Sylvanie NGAWA (Avocat au barreau de PARIS)
JUGEMENT DU DEMANDEUR
24 Juin 2014
ET
SAS "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" HYPERMARCHES
1 rue du magasin  (Anonymisation de la décision)
ZAE Grande Distribution
91000 EVRY
Adresse de l'établissement:
"MAGASIN GRANDE SURFACE" XXXXX 1 rue du magasin 95XXX XXXXX (Anonymisation de l'employeur)
Représentée par YYYY YYYY (DRH),
Assistée de Me XXX XXXX (Avocat employeur) substituant Me XXXX XXXX (Avocat employeur)
DEFENDEUR
Date d'audience des plaidoiries
29 Avril 2014
Composition du bureau de jugement lors des débats et du délibéré
Monsieur Hervé GEROLA, Président Conseiller (E) Monsieur Jean-Jacques JOLLY, Assesseur Conseiller (E) Monsieur Michel MANCHET, Assesseur Conseiller (S) Monsieur Francis GODFROY, Assesseur Conseiller (S) Assistés lors des débats de Madame Céline PEIGNE, Greffier
A l'issue des débats l'affaire a été mise à disposition pour jugement devant être rendu à la date sus-indiquée, les parties en ayant été avisées.
Page 1
Le Conseil de Prud'hommes d'ARGENTEUIL section Encadrement a été saisi le-26 Septembre 2013.
Le secrétariat a envoyé le 26 Septembre 2013 un récépissé à la partie demanderesse, en l'avisant des lieu, jour et heure de la séance du bureau de conciliation.
En application des dispositions de l'article R1452-4 du Code du Travail, le secrétariat a convoqué la partie défenderesse par lettre recommandée avec avis de réception du 26 Septembre 2013, en lui adressant le même jour copie de cette convocation par lettre simple, devant le bureau de conciliation du 26 Novembre 2013..
La convocation a informé également la partie défenderesse que des décisions exécutoires à titre provisoire pourraient, même en son absence, être prises contre elle par le bureau de conciliation au vu des seuls éléments fournis par son adversaire.

Aucune conciliation n'ayant pu aboutir, l'affaire a été renvoyée devant le Bureau de Jugement du 29 Avril 2014, les parties ayant été avisées par émargement.

A cette date, les parties ont comparu comme indiqué en page première.

Madame CAISSIÈRE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa), représentée par Me Sylvanie NGAWA a déposé des conclusions et a précisé ses demandes en leur dernier état:

- Indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ....... 56 352,00 Euros
- Indemnité de préavis ...................................................... .7044,00 Euros
- Congés payés sur préavis ............................................. ................. 704,40 Euros
- Indemnité de licenciement légale .............................................. 3 850,72 Euros
- Rappel de salaire au titre de la mise à pied .................... ............ 1 890,45 Euros
- Congés payés afférents ................................................................ 189,04 Euros
- Article 700 du C.P. C................................................................ 2000,00 Euros
- Exécution provisoire
- Intérêts au taux légal
- Dépens y compris le timbre fiscal de 35 euros

Le défendeur a déposé des conclusions dans lesquelles figurent des demandes:

- Débouter Madame CAISSIÈRE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa) de ses demandes 1 500,00Euros
-Article 700 du C.P.0 ...................................................... ............

L'affaire a été entendue et mise en délibéré pour une mise à disposition le 24 Juin 2014, les parties ayant été avisées par émargement.

Pour un exposé des prétentions et des moyens de chaque partie, conformément

à l'article 455 du code de procédure civile il sera renvoyé aux explications et dernières conclusions des parties visées à l'audience le 29 avril 2014 et soutenues oralement.

Il suffit de rappeler que Madame CAISSIÈRE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa) a été engagée par contrat à durée indéterminée le 28 octobre 2004 par la société "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" HYPERMARCHES en qualité d'assistante de caisse niveau II au sein de l'établissement de Stains, puis en date du l mars 2012, les fonctions de stagiaire manager métier (cadre niveau VII).

Par avenant en date du l octobre 2012, Madame CAISSIERE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa) a été mutée au sein du magasin de "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR".

Par lettre remise en main propre en date du 19 novembre 2012, Madame CAISSIERE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa) s'est vue remettre une convocation à entretien préalable fixée au 29 novembre 2012 avec une mise à pied conservatoire et a été licenciée par lettre du 7 décembre 2012.

DÉCISION:

La lettre de licenciement est ainsi motivée:

« Par courrier du 19 novembre 2012, nous vous invitions à un entretien préalable à une éventuelle mesure de licenciement. Vous vous êtes présentée à cet entretien fixé au jeudi 29 novembre 2012 à 11 heures 30. Mme Gladys XXX, conseillère de caisse, membre élu du comité d'établissement de "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" Stains.

Après avoir entendu vos explications, nous vous notifions par la pré sente votre licenciement pour les motifs qui vous ont été exposés et qui sont les suivants:

En votre qualité de cadre, vous devez organiser le travail de vos équipes dans le respect des dispositions légales et des procédures internes. Vous devez exercer un devoir de contrôle et d'alerte sur les éventuels dysfonctionnements.

Or, nous avons constaté depuis votre arrivée sur le magasin de Sannois le 1er octobre 2012 que votre comportement à l'égard de vos collaborateurs, de vos collègues, de nos clients et de moi-même est à l'opposé des valeurs du groupe.

Malgré différents entretiens informels à ce sujet, nous constatons que vous ne faîtes pas les efforts attendus. Votre mode de communication est froid et très directif. Les plaintes se sont multipliées. Je vous ai personnellement encouragée

à faire ces efforts nécessaires en prenant votre défense vis-à-vis des collaborateurs et de vos collègues ce que vous avez reconnu durant cet entretien. Les effets escomptés n'ont pas eu de traduction concrète.

Lors de l'inventaire semaine 46, vous avez laissé vos équipes travailler dans l'obscurité au niveau de la mezzanine située dans les réserves. Vous avez fait preuve d'un manque d'anticipation évident dans l'organisation du travail.

Vous n'avez pas respecté le temps de travail des collaborateurs placés sous votre autorité et vous n'avez pas alerté votre hiérarchie de vos difficultés. Alertée par vos collègues, j'ai dû intervenir personnellement le vendredi 16 novembre 2012 pour demander à, certains employés de rentrer se reposer, Certains employés ont effectué plus de dix heures de travail effectif par jour ce qui est strictement interdit. J'ai ensuite dû détacher 12 personnes d'autres rayons en . urgence pour palier à votre défaut d'alerte et votre manque d'anticipation. Je vous ai rappelé que vous pouviez à tout moment venir me voir dans mon bureau et que la porte était ouverte.

Nous vous reprochons un problème de comportement.

Nous avons reçu un courrier d'une cliente daté du 20 octobre 2012 qui se plaignait clairement de votre attitude agressive à son égard ce qui est totalement inadmissible. Lors de votre arrivée sur le magasin de Sannois, vous aviez reconnu connaître très bien le métier du Textile et qu'il vous restait à travailler votre management. A aucun moment vous n'êtes venue me faire part de vos carences en matière d'organisation d'un inventaire.

Vous aviez demandé une formation sur le tableau de bord auprès du contrôle de gestion. Pourtant, le 30 octobre 2012, jour de la formation, vous ne vous y êtes pas présentée.

Vous répondez que vous vous remettez souvent en cause mais que vous avez été mal accueillie. Pourtant, Mme Gladys Pierre qui vous assistait, a précisé que vous manquiez un peu de maturité mais que votre comportement pouvait changer malgré votre maladresse à comprendre les choses.

Vous avez eu toutes les formations prévues dans votre parcours de stagiaire manager métier. Ce poste vous a été proposé à l'origine sur les bases de votre savoir-faire mais que vous deviez absolument faire ce travail plus personnel sur votre savoir-être. Nous constatons ce jour qu'il n'en est rien.

Page 4

Nous considérons que ces faits constituent une faute grave rendant impossible votre maintien, même temporaire, dans l'entreprise.

Nous vous précisons qu'en raison de la gravité des faits qui vous sont reprochés, le salaire correspondant à la période pendant laquelle nous vous avons mis à pied à titre conservatoire ne vous sera pas versé.

Votre licenciement prend donc effet immédiatement dès l'envoi de cette lettre, sans préavis ni indemnité de rupture, et vous cesserez donc à cette date, défaire partie des effectifs de notre société.

Nous vous invitons à contacter le service paie afin de convenir d'un rendez-vous pour venir retirer les éléments de votre solde de tout compte (salaires et indemnités de congés payés qui vous sont dus, votre certificat de travail et l'attestation destinée au Pôle Emploi) ainsi que le reçu pour solde de tout compte ».

[... texte intégral conservé tel que fourni ...]

PAR CES MOTIFS
Le Conseil de prud'hommes, après en avoir délibéré conformément à la loi,
statuant publiquement, par mise a disposition au greffe, contradictoirement et en premier ressort
DIT que la société a licencié abusivement Madame CAISSIÈRE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa).

Page 10
En conséquence,

CONDAMNE la SAS "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" HYPERMARCHES, en la personne de son représentant légal, à verser à Madame CAISSIERE(salariée licenciée défendue par le cabinet Ngawa) les sommes de:
1) 14 088 euros (quatorze mille quatre vingt huit euros) au titre de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse;
2) 7 044 euros (sept mille quarante quatre euros) au titre du préavis;
3) 704,40 euros (sept cent quatre euros et quarante centimes) au titre des congés payés afférents;
4) 3 850,72 euros (trois mille huit cent cinquante euros et soixante douze centimes) au titre de l'indemnité légale de licenciement;
5) 1 890,45 euros (mille huit cent quatre vingt dix euros et quarante cinq centimes) au titre du salaire non perçu du fait de la mise à pied;
6) 189,04 euros (cent quatre vingt neuf euros et quatre centimes) au titre des congés payés afférents;
7) 1 500 euros (mille cinq cent euros) au titre de l'article 700 du code de procédure civile;
8) 35 euros (trente cinq euros) au titre du timbre fiscal.

DIT que les sommes 2 à 6 porteront intérêt au taux légal à compter de la réception de la saisine par l'employeur et seront exécutoires de droit.

DIT que la somme 1 portera intérêt au taux légal à compter de la réception du jugement par l'employeur.

DEBOUTE la SAS "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" HYPERMARCHES de sa demande sur le fondement de l'article 700 du Code de Procédure Civile;

CONDAMNE la SAS "MAGASIN GRANDE SURFACE EMPLOYEUR" HYPERMARCHES aux dépens.

Zone d’intervention

Le Cabinet Ngawa intervient devant les Conseils de prud’hommes, notamment à Paris, Argenteuil, et plus largement en Île-de-France (77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) ainsi que dans l’Oise ; un jugement prud’homal peut imposer à l’employeur de verser des indemnités et dommages et intérêts et, selon les cas, d’exécuter des obligations de délivrance de documents ou de paiement de rappels de salaire.

Avocat droit du travail à Paris, Maître Sylvanie Ngawa défend les caissiers et les caissières de supermarchés (Carrefour, Auchan, Leclerc, Lidl, Intermarché, etc.), mais aussi les salariés de commerces d’enseigne et de commerces de proximité, ainsi que des activités accueillant du public.

FAQ

Une erreur de caisse suffit-elle pour un licenciement Carrefour ?

Non, pas automatiquement : l’employeur doit prouver la réalité de l’écart, la responsabilité personnelle, le respect des procédures de contrôle et la proportionnalité de la sanction.

Peut-on licencier une caissière pour faute grave en cas d’écart de caisse ?

La faute grave suppose une gravité rendant impossible le maintien du contrat ; si les preuves sont fragiles, si la caisse est partagée, si la formation est insuffisante ou si la sanction est disproportionnée, la contestation peut aboutir.

Quelles preuves sont utiles pour une caissière Auchan ou une caissière Leclerc ?

Plannings, pointages, échanges écrits, attestations, journaux de caisse, procédures internes, éléments sur l’accès à la caisse, et toute pièce permettant de démontrer le contexte réel (sous-effectif, consignes, formation, polyvalence).

Que faire si la pression en caisse devient insupportable ?

Il faut conserver des faits datés, alerter par écrit lorsque c’est possible, consulter la médecine du travail si la santé est impactée, et se faire conseiller pour éviter l’isolement et sécuriser les preuves.

Quelles indemnités peut-on demander aux prud’hommes ?

Selon le dossier : préavis et congés payés, indemnité de licenciement, rappels de salaire (mise à pied, heures supplémentaires, primes), dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, et indemnisations spécifiques en cas de harcèlement moral ou de discrimination.

Liens utiles : service-public.fr – licenciement pour motif personnel – Légifrance – Code du travail

Un licenciement se joue souvent sur des délais courts et sur la preuve. Avant de signer, de répondre à l’employeur ou de saisir le Conseil de Prud’hommes, voici des guides pratiques pour comprendre votre situation et choisir la bonne stratégie.

  • Contestation de licenciement : délais, étapes, indemnisation
  • Licenciement pour insuffisance professionnelle : comment se défendre
  • Licenciement pour faute lourde : droits du salarié et contestation
  • Licenciement et vie privée : ce qui peut être contesté
  • Non-respect des horaires : sanction, licenciement, contestation
  • Licenciement économique : indemnités, calcul et erreurs fréquentes
  • Chômage après licenciement : droits, délais, points à surveiller

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Auteur : AVOCAT NGAWA · Publié : 21 novembre 2016 · Mis à jour : 28 janvier 2026