Une douleur persistante du coude a été diagnostiquée comme épicondylite ou tendinopathie d’insertion et votre travail comporte des gestes répétés ? Le tableau 57 peut s’appliquer à certaines tendinopathies du coude, mais il faut distinguer précisément la pathologie et les mouvements professionnels concernés.
Sommaire
Épicondylite, épitrochléite : pourquoi la qualification médicale compte
Les douleurs du coude ne correspondent pas toutes à la même atteinte. Le médecin doit identifier la pathologie ; le tableau ne permet pas de remplacer ce diagnostic par une simple description de la douleur.
La distinction est importante parce que les travaux susceptibles de provoquer les différentes tendinopathies sont décrits de manière spécifique.
Que prévoit le tableau 57 pour le coude ?
Le tableau 57 prévoit actuellement un délai de prise en charge de 14 jours pour certaines tendinopathies d’insertion des muscles épicondyliens et épitrochléens.
Ce délai n’est qu’un élément parmi d’autres. Il faut également examiner la maladie désignée et la nature des travaux effectués.
Quels mouvements peuvent correspondre au tableau ?
Pour la tendinopathie d’insertion des muscles épicondyliens, le tableau vise notamment des mouvements répétés de préhension ou d’extension de la main sur l’avant-bras, ainsi que des mouvements de pronosupination. Pour d’autres atteintes du coude, la description des gestes diffère.
On retrouve ces contraintes dans de nombreux secteurs : industrie, maintenance, bâtiment, logistique, cuisine, nettoyage, métiers manuels, utilisation répétée d’outils ou certaines tâches de production. Mais le métier ne présume pas l’exposition : il faut décrire ce que fait réellement le salarié.
Comment documenter les mouvements du coude ?
- décomposer les tâches sur une journée ou une semaine ;
- indiquer le nombre de répétitions ou la cadence quand elle est connue ;
- préciser les outils utilisés, leur poids et la force nécessaire ;
- indiquer les périodes de changement de poste ou d’allègement ;
- conserver les documents ergonomiques et de prévention ;
- identifier les collègues capables de décrire les mêmes gestes.
Une chronologie médicale cohérente est également utile : apparition progressive, consultations, arrêts, soins, récidive à la reprise ou amélioration lors d’un éloignement du poste ne prouvent pas à eux seuls la causalité, mais peuvent contribuer à comprendre le dossier.
Que faire si la CPAM considère que les gestes ne correspondent pas au tableau ?
Ne transformez pas le recours en simple affirmation. Il faut répondre au motif : fréquence insuffisamment décrite, nature des gestes contestée, diagnostic non conforme, délai ou autre condition.
Une procédure complémentaire peut parfois être envisagée lorsqu’une maladie désignée dans un tableau ne remplit pas toutes les conditions mais est directement causée par le travail habituel. Voir reconnaissance de la maladie professionnelle et contestation d’un refus CPAM.
Pour les autres régions du corps, consultez notre dossier TMS et maladie professionnelle.