
Vous pouvez changer d’avocat à tout moment, sans avoir à vous justifier. Le libre choix de son défenseur est un principe fondamental : à n’importe quel stade — conciliation, bureau de jugement, référé ou appel — un nouveau conseil peut reprendre votre dossier, le sécuriser et plaider devant le Conseil de prud’hommes.
Une précision utile : changer d’avocat ne vous dispense pas de régler les honoraires dus à votre ancien conseil pour le travail déjà accompli. En revanche, celui-ci ne peut pas retenir votre dossier tant qu’il n’est pas payé — il doit vous le transmettre sans délai. Le cabinet de Maître Sylvanie Ngawa, dédié à la défense des salariés aux prud’hommes à Paris, reprend régulièrement des affaires déjà engagées.
Peut-on changer d’avocat pendant une procédure aux prud’hommes ?
Oui, sans condition. Le client choisit et révoque librement son avocat, à tout moment de la procédure et sans avoir à motiver sa décision — ni auprès de son précédent conseil, ni auprès du Conseil de prud’hommes.
Les motifs d’un changement sont variés et vous n’avez pas à les exposer : indisponibilité durable de l’avocat (maladie, arrêt prolongé, incapacité, décès), perte de confiance, communication insuffisante, absence de stratégie lisible, ou souhait de confier l’affaire à un cabinet exclusivement tourné vers le droit du travail.
Il est inutile d’attendre un jugement défavorable pour réagir : une fois la décision rendue, seul l’appel permet de la remettre en cause, ce qui allonge fortement les délais. Mieux vaut agir dès que la défense ne vous paraît plus à la hauteur des enjeux.
Honoraires et restitution du dossier : ce que dit la déontologie
Deux principes se combinent, et il ne faut pas les confondre. D’un côté, les honoraires correspondant au travail réellement accompli par votre ancien avocat lui restent dus : changer de conseil ne les efface pas. De l’autre, ce paiement ne conditionne pas la remise de votre dossier.
L’avocat dessaisi ne dispose en effet d’aucun droit de rétention et doit transmettre sans délai tous les éléments nécessaires à la connaissance du dossier (article 9.2 du Règlement intérieur national de la profession d’avocat). La Cour de cassation l’a rappelé fermement : même le fait de conditionner, de façon simplement implicite, la restitution du dossier au règlement des honoraires constitue une faute déontologique (Cass. 1re civ., 5 juillet 2017, n° 16-21.768).
Les honoraires de votre ancien avocat doivent être réglés. Le travail déjà accompli lui reste dû, et changer de conseil ne vous en dispense pas. La seule limite posée par la déontologie : il ne peut pas subordonner la remise de votre dossier à ce paiement. En cas de désaccord sur le montant, c’est le bâtonnier qui tranche.
Le dossier à restituer comprend notamment les pièces de procédure (convocations, conclusions, jugements), les documents que vous avez remis et les échanges utiles à votre défense.
Comment se déroule la reprise du dossier par Maître Ngawa ?
La reprise obéit à un cadre précis, dans le respect des règles de confraternité qui s’imposent entre avocats.
1. Un rendez-vous d’évaluation, d’abord. Maître Ngawa n’accepte de reprendre un dossier en cours qu’après un entretien permettant d’apprécier les indemnités en jeu, l’état d’avancement de la procédure et les chances réelles de succès.
2. L’information de votre précédent avocat. Avant toute intervention, le nouveau conseil prévient par écrit l’avocat initial de sa saisine et s’enquiert des sommes éventuellement dues (article 9.1 du RIN). Cette formalité protège vos intérêts et garantit une transmission ordonnée du dossier.
3. La sécurisation puis la représentation. Une fois les pièces reçues, le cabinet vérifie et met en ordre l’ensemble du dossier (chronologie, pièces numérotées, conclusions, calendrier de procédure), puis assure votre représentation devant le Conseil de prud’hommes — et devant la cour d’appel de Paris ou de Versailles si nécessaire.
S’agissant des honoraires de votre précédent avocat, Maître Ngawa vous invite à les régler lorsqu’ils sont réellement dus (article 9.3 du RIN) ; un éventuel désaccord sur leur montant relève du bâtonnier, et non de votre nouvelle défense, qui ne peut pas agir contre son prédécesseur sans l’accord de celui-ci.
Combien coûte un changement d’avocat aux prud’hommes ?
Changer de conseil peut coûter davantage que si un seul avocat vous avait suivi depuis le début, car deux intervenants peuvent être rémunérés : l’avocat initial, pour le travail déjà accompli, et le cabinet repreneur, pour l’analyse du dossier et la suite de la procédure. Le coût dépend surtout du stade atteint, du volume de pièces et du délai avant l’audience. Le détail de la tarification figure sur la page consacrée aux honoraires d’un avocat devant le conseil de prud’hommes.
Un conseil pratique : évitez de changer d’avocat la veille d’une audience. Une reprise tardive impose un travail en urgence (analyse, stratégie, conclusions, préparation de la plaidoirie) qui alourdit mécaniquement le coût. Plus la reprise est anticipée, mieux votre dossier est défendu.
Pourquoi confier votre affaire à Maître Ngawa ?
Le cabinet traite exclusivement le droit du travail et défend uniquement les salariés : licenciement, rupture conventionnelle, harcèlement, heures supplémentaires, salaires impayés, contentieux prud’homal et appel. Cette concentration permet une reprise rapide et une stratégie construite sur les pièces réellement disponibles.
Le cabinet peut également reprendre un dossier déjà jugé ou insuffisamment suivi et, le cas échéant, évaluer vos chances de succès en appel. Avant de confier votre affaire, il est utile de savoir ce qui distingue un défenseur réellement efficace : découvrez les critères pour choisir un avocat compétent en droit du travail.
Faire évaluer une reprise de dossier. Parlons de votre situation avant votre prochaine échéance. Cabinet Ngawa — 6 rue des Halles, 75001 Paris (Châtelet – Les Halles). Téléphone : 06 68 57 01 02.
Questions fréquentes
Peut-on changer d’avocat après avoir saisi le conseil de prud’hommes ?
Oui, à tout moment et sans justification, y compris après la saisine ou en cours d’instance.
Doit-on se justifier auprès de son avocat pour en changer ?
Non. Le libre choix du défenseur n’impose aucune explication, ni à l’avocat quitté, ni à la juridiction.
Mon ancien avocat peut-il refuser de me rendre mon dossier tant que je ne l’ai pas payé ?
Non : il ne dispose d’aucun droit de rétention (article 9.2 du RIN) et doit transmettre le dossier sans délai. Cela ne vous dispense pas, en revanche, de régler les honoraires dus pour le travail déjà accompli.
Faut-il régler son ancien avocat avant de changer ?
Les honoraires dus pour le travail réellement accompli doivent être réglés — changer d’avocat ne supprime pas cette dette. Leur paiement n’est simplement pas une condition pour récupérer le dossier ou être défendu par un nouveau conseil. En cas de désaccord sur le montant, le bâtonnier est saisi.
Peut-on changer d’avocat juste avant l’audience ?
C’est possible, mais déconseillé : une reprise en urgence complique la préparation et augmente le coût. Mieux vaut anticiper dès que possible.
Peut-on changer d’avocat en appel ?
Oui. Vous pouvez confier la procédure d’appel à un nouvel avocat, même si un autre conseil vous a représenté en première instance.
Source : article 9 du Règlement intérieur national de la profession d’avocat (succession d’avocats dans un même dossier).
© Cabinet de Me Sylvanie Ngawa, avocate en droit du travail inscrite au Barreau de Paris, 2026.