Avocat rupture conventionnelle à Paris, Maître Sylvanie Ngawa accompagne les salariés dans la négociation de leur départ depuis 2011 : évaluation du montant réellement négociable, conduite des échanges avec l’employeur ou son avocat, sécurisation de la procédure jusqu’à l’homologation. Le recours à un avocat n’est pas obligatoire pour une rupture conventionnelle — mais l’employeur, lui, est presque toujours conseillé, y compris quand rien ne le laisse paraître. Négocier seul, c’est souvent négocier contre un professionnel.
Consultations au cabinet (6 rue des Halles, Paris 1er – Châtelet) ou à distance : 06 68 57 01 02 ou visioconférence.
Sommaire
- Ce que change un avocat dans la négociation
- La procédure de rupture conventionnelle en 4 étapes
- Combien négocier ? L’indemnité de départ
- Qui est à l’initiative : salarié ou employeur ?
- Refus, échec de la négociation… et licenciement
- Cas particuliers : maternité, arrêt maladie, harcèlement
- Questions fréquentes
Avocat rupture conventionnelle à Paris : ce que change un conseil
Une rupture conventionnelle signée sans conseil place fréquemment le salarié en situation défavorable : indemnité alignée sur le minimum légal, clauses annexes non discutées (non-concurrence, solde de congés, matériel), calendrier subi. Le cabinet évalue d’abord ce que votre dossier vaudrait devant le conseil de prud’hommes — car c’est ce rapport de force, et lui seul, qui détermine ce que l’employeur acceptera de payer pour l’éviter.
Maître Ngawa intervient ensuite directement dans la négociation avec l’employeur ou son avocat, écritures préparées comme si le contentieux devait avoir lieu. Cette préparation n’est pas théorique : c’est elle qui crédibilise la discussion. La négociation porte aussi, le cas échéant, sur la levée ou l’indemnisation de la clause de non-concurrence, pour que vous retrouviez rapidement votre liberté professionnelle, y compris chez un concurrent. La rupture amiable du contrat de travail peut être négociée et optimisée.
La procédure de rupture conventionnelle en 4 étapes
Créée par la loi du 25 juin 2008, la rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié en CDI de convenir d’une fin de contrat d’un commun accord, hors licenciement et hors démission — avec, pour le salarié, le bénéfice de l’allocation chômage versée par France Travail s’il en remplit les conditions.
Le déroulement est le suivant : un ou plusieurs entretiens entre les parties (le salarié peut se faire assister) ; la signature de la convention, qui fixe notamment le montant de l’indemnité et la date de rupture ; un délai de rétractation de 15 jours calendaires, ouvert à chacune des parties ; enfin l’homologation par l’administration du travail (DDETS), demandée en ligne via le téléservice officiel TéléRC, avec un délai d’instruction de 15 jours ouvrables à l’issue duquel le silence vaut acceptation. Le contrat ne peut donc pas être rompu avant environ un mois après la signature. La procédure complète est détaillée sur la fiche officielle du Code du travail numérique.
Une exception importante échappe à ce schéma : si vous êtes salarié protégé (élu du CSE, délégué syndical, conseiller prud’homal, conseiller du salarié), votre convention de rupture n’est pas homologuée par la DDETS — elle doit être autorisée par l’inspecteur du travail, qui contrôle la réalité de votre consentement, et le contrat ne peut être rompu qu’au lendemain de cette autorisation. Une fois l’autorisation accordée, le conseil de prud’hommes ne peut plus se prononcer sur la validité de la rupture : tout se joue en amont.
Combien négocier ? L’indemnité de rupture conventionnelle
La loi fixe un plancher : l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement — ni, pour les employeurs relevant de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008, à l’indemnité conventionnelle lorsqu’elle est plus favorable. Beaucoup de salariés s’arrêtent à ce chiffre et jugent « raisonnable » la proposition de l’employeur qui s’en approche. C’est l’erreur classique : le plancher n’est que le point de départ, et il ne représente souvent qu’une fraction de ce qu’un dossier bien construit permet d’obtenir — commencez par calculer votre indemnité de rupture conventionnelle, plancher et marge de négociation compris.
Si vous êtes cadre, ce plancher est mécaniquement plus élevé qu’il n’y paraît : primes, bonus et part variable entrent dans le salaire de référence, et la convention collective prévoit souvent une formule plus favorable — le détail figure sur la page consacrée à l’indemnité de licenciement d’un cadre.
Le supplément se joue sur les éléments du dossier : ancienneté, circonstances de la proposition, griefs éventuels (heures non payées, harcèlement, pression), coût et aléa d’un procès pour l’employeur. Pour visualiser ce qu’une négociation aboutie produit concrètement, consultez cet exemple d’accord transactionnel intégral et commenté, issu d’un dossier réel anonymisé. Côté charges, l’indemnité bénéficie d’un régime social et fiscal favorable dans certaines limites ; depuis septembre 2023, l’employeur acquitte une contribution de 30 % sur la part exonérée — un paramètre qui pèse dans les discussions et que le cabinet intègre au chiffrage.
Certains secteurs offrent un levier de négociation mécanique : en hôtellerie-restauration, où les heures supplémentaires sont rarement payées, le chiffrage des rappels de salaire sur trois ans suffit souvent, à lui seul, à faire remonter l’offre de l’employeur.
Les cadres dirigeants relèvent d’une négociation à part : rémunération variable supérieure au fixe, actions et stock-options, clause de non-concurrence renforcée, parfois mandat social. Le cabinet consacre une page à la négociation de départ d’un cadre dirigeant.
Les salariés cadres disposent de leviers d’une autre nature : part variable non réglée, forfait-jours irrégulier, clause de non-concurrence à lever ou à indemniser. Ces paramètres, propres au départ négocié d’un cadre, modifient sensiblement le montant atteignable.
Qui est à l’initiative : salarié ou employeur ?
La situation n’est pas symétrique. Une rupture conventionnelle demandée par le salarié est difficile à négocier : l’employeur peut se retrancher derrière la possibilité d’une démission, sans indemnité, et refuser toute discussion financière. La stratégie consiste alors à construire le dossier avant de demander.
Avant de trancher, mesurez ce que chaque voie de sortie vous coûte ou vous rapporte : démission ou rupture conventionnelle, le comparatif complet. Et n’envisagez surtout pas l’abandon de poste comme porte de sortie : depuis avril 2023, l’abandon de poste vaut démission présumée, sans allocation chômage.
Quand la rupture est proposée par l’employeur, tout change : il est demandeur, il accepte par principe de payer, et sa proposition traduit souvent des tensions internes, un signalement, ou la volonté d’écarter un salarié jugé peu « malléable ». Le salarié est libre de refuser la première offre et de demander davantage — c’est précisément là que se joue la négociation, et le cabinet la mène pour vous, dans un cadre juridiquement sécurisé. Pour la méthode détaillée : comment négocier une rupture conventionnelle.
Le cabinet intervient aussi hors de Paris, dans toute l’île de France, notamment auprès des salariés de la grande couronne ouest : avocat droit du travail dans les Yvelines (78).
Refus, échec de la négociation… et licenciement
Scénario très fréquent au cabinet : le salarié refuse la rupture conventionnelle ou son montant, et quelques semaines plus tard, l’employeur engage un licenciement — souvent pour faute grave, alors que le différend trouve son origine dans l’échec de la négociation, pas dans un comportement fautif.
Un tel licenciement se conteste devant le conseil de prud’hommes : la chronologie (proposition de rupture, refus, sanction) est un élément de preuve puissant du caractère abusif de la rupture. D’où l’importance de laisser des traces écrites dès la première proposition de l’employeur — un courriel de réponse suffit parfois à sceller la preuve. Le cabinet intervient alors en contestation du licenciement abusif pour obtenir la réparation du préjudice, la saisine du conseil de prud’hommes donnant lieu, depuis le 1er mars 2026, à une contribution de 50 € (sauf aide juridictionnelle). Et il n’est pas rare qu’un accord intervienne en cours de procédure, parfois le jour même de l’audience : la négociation dure tant que le rapport de force existe.
Cas particuliers : maternité, arrêt maladie, harcèlement
Une rupture conventionnelle peut en principe être conclue pendant une période de suspension du contrat : congé maternité (et les semaines de protection qui suivent), arrêt maladie, congé parental, congés payés. La jurisprudence l’admet en raison des garanties qui entourent la procédure.
Mais cette validité connaît une limite essentielle : le consentement du salarié doit être libre et éclairé. Une convention signée sous la pression, dans un contexte de harcèlement moral, ou alors que l’état de santé du salarié ne lui permettait pas de mesurer la portée de son engagement, peut être annulée par le conseil de prud’hommes pour vice du consentement. L’annulation produit alors les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse : indemnités à la clé, et restitution du rapport de force au profit du salarié.
Autre point de vigilance, méconnu et coûteux : le salarié déclaré inapte à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle peut signer une rupture conventionnelle, mais il renonce ce faisant à l’indemnité spéciale de licenciement — égale au double de l’indemnité légale — que lui aurait ouverte un licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle. Dans ces situations, accepter la rupture conventionnelle sans chiffrage comparatif préalable revient souvent à laisser la moitié de ses droits sur la table. Chaque cas particulier mérite donc un examen avant signature : c’est précisément l’objet de la première consultation.
Questions fréquentes sur la rupture conventionnelle
Quel est le délai total d’une rupture conventionnelle ?
Comptez environ un mois à six semaines entre la signature et la fin du contrat : 15 jours calendaires de rétractation à compter du lendemain de la signature, puis 15 jours ouvrables d’instruction par la DDETS après réception de la demande d’homologation. Aucune de ces étapes ne peut être raccourcie, même d’un commun accord.
Ai-je droit au chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui : la rupture conventionnelle homologuée ouvre droit à l’allocation chômage versée par France Travail, dans les conditions de droit commun. Attention toutefois au différé d’indemnisation : la part de l’indemnité qui dépasse le minimum légal repousse le point de départ du versement, un paramètre à intégrer dans la négociation du calendrier. Le détail est exposé sur la page chômage après la rupture du contrat.
L’employeur peut-il refuser ma demande de rupture conventionnelle ?
Oui. La rupture conventionnelle repose sur le libre consentement des deux parties : ni le salarié ni l’employeur ne peut l’imposer à l’autre. C’est pourquoi la demande se prépare — en constituant d’abord le dossier qui donnera à l’employeur une raison objective d’accepter et de payer.
Puis-je me rétracter après avoir signé ?
Oui, pendant 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature, sans avoir à justifier d’un motif. La rétractation doit être adressée par écrit ; la lettre recommandée avec accusé de réception reste le moyen le plus sûr d’en dater la preuve. L’employeur dispose du même droit.
L’indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?
Elle est exonérée d’impôt sur le revenu dans les limites prévues pour les indemnités de licenciement, sauf si vous êtes en droit de liquider votre retraite, auquel cas elle est imposable en totalité. Côté cotisations, la part exonérée supporte depuis septembre 2023 la contribution patronale de 30 %, et la CSG-CRDS s’applique au-delà du montant de l’indemnité légale ou conventionnelle. Un chiffrage net d’impôt fait partie de l’évaluation du cabinet.
Le coût de l’accompagnement n’est pas toujours à votre charge : de nombreux salariés disposent d’une garantie d’assurance qui finance les honoraires dès la phase de négociation. Vérifiez vos contrats — faire prendre en charge les frais d’avocat par votre assurance suppose surtout de déclarer le litige au bon moment.
Vous envisagez une rupture conventionnelle, ou votre employeur vous en propose une ? Le cabinet évalue votre marge de négociation et conduit la discussion : formulaire de contact, consultation en ligne ou 06 68 57 01 02.

